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Une première semaine de COP15 mouvementée : rivalités, rumeurs et rébellions. - Posted By: Sarah TOUMI
Après un début prometteur et bon enfant, le monde entier était plein d’espoirs quant à l’issue de la COP15 : le monde était (presque) sauvé. Mais, c’était sans compter les embrouilles diplomatiques et les complots mis à jour. Oui, cette semaine n’aura décidément pas été aussi calme et pleine de bonne volonté qu’on aurait pu le croire.
Alors que lundi les Etats-Unis annonçaient au monde que « les gaz à effet de serre sont nocifs pour la santé et sont responsables du changement climatique, il faut par conséquent en limiter les émissions », négociateurs et ONG se réjouissaient et avaient enfin espoir d’arriver à un consensus ambitieux, Green Peace qualifiant de « signal fort » cette annonce faite par l’Agence Américaine de protection de l’Environnement (EPA).
Mardi, tout le monde déchanta quand le Bangladesh réclama, avant que tout accord sur la création d’un « fond pour le climat » ne soit discuté, l’obtention de 15% du budget d’un tel fond. En effet, si le niveau de la mer s’élève d’un mètre, ce sont 20 millions de Bangladeshis qui vont devoir migrer et si le glacier de l’Himalaya fond à cause du réchauffement climatique, cela sera encore pire. Selon M. Hasan Malmud, le ministre de l’environnement et de la forêt, cette réclamation s’explique par le fait que la population totale vivant sur les côtes au Bangladesh est plus nombreuse que la population de toutes les îles réunies et ce pays est le plus menacé par le changement climatique.
Et pendant que Bernard Kouchner présentait à New York à Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies, une proposition française de récolte de fonds de contribution de solidarité internationale équivalente à 0.005% de taxe sur les transactions financières, notre cher ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, seul ministre à assister actuellement aux négociations, a demandé la parole en plénière pour défendre son “Plan justice climat”, ce qui n’a pas été particulièrement apprécié par la Suède, qui détient actuellement la présidence européenne et est donc censée être la seule à parler au nom des 27. 27 qui était par ailleurs en désaccord ce mardi : en accord avec le Royaume-Uni, la France soutenait une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre. Gordon Brown, premier ministre anglais a affirmé qu’il souhaitait une réduction de 30% d’ici 2020 des émissions de GES pour tous les pays européens, mais les deux grands se sont heurtés à la Pologne et aux pays de l’Est plutôt frileux pour le moment. L’accord entre les 27 était donc plutôt axé sur 20% de réductions ce mardi.
Mais ce qui provoqua le vrai scandale de la journée, c’est la publication à la mi-journée par The Guardian, journal anglais, d’un texte secret que la rumeur évoquait, “le Texte danois”, qui serait l’accord final de Copenhague préparé par l’état danois qui avantagerait les pays industrialisés et au contraire désavantagerait les pays du Sud, ce qui a fait bondir de colère le groupe G77 des pays les moins avancés et les ONGs.
«Les tactiques de négociations en coulisses sous la présidence danoise se sont centrées sur la volonté de complaire aux pays riches et puissants, plutôt que de servir la majorité des Etats qui réclament une solution équitable et ambitieuse», flingue ainsi Kim Carstensen, du WWF. «Ce texte n'est rien. Du vide. On ne signera pas un deal inéquitable qui condamne 80% de la population à la souffrance et à l'injustice», torpille de son côté Stanislaus-Kaw Di-Aping, l'ambassadeur du Soudan aux Nations unies.
Mais Di-Aping a envoyé le son. «Les pays riches sont capables de sortir 1.100 milliards pour sauver le système financier en trois semaines? Ils nous lâchent 10 milliards. Une aumône. Et encore, si on la voit.» Puis: «Combien faut-il de temps à Bill Gates pour trouver 10 milliards? Trois coups de fils.» Ou enfin, un long plaidoyer sur «le manque absolu de leadership des pays riches» qui condamnerait «l'Afrique à une mort certaine». Sans parler d'un réquisitoire au vitriol, et plutôt étayé, contre la Banque mondiale et le FMI. «J'ose croire qu'ils cesseront de faire passer leurs intérêts économiques nationaux avant le salut de l'humanité», conclut le Soudanais.
Mercredi, tout le monde savait déjà que cette journée ne serait pas de tout repos au vu du mécontentement des pays du Sud, mais c’était sans compter sur la petite île de Tuvalu qui provoqua un ras de marée dans la plénière en réclamant tout simplement la suspension des négociations tant qu’un groupe de travail ne sera pas crée pour amender pour une nouvelle période le protocole de Kyoto. De midi à 15H, tout le monde resta donc sur le qui vif : les négociations allaient-elles reprendre ? Une centaine de participants d’ONGs ont organisé une manifestation de soutien à Tuvalu devant l’entrée de la plénière, ce qui provoqua la colère de la sécurité qui interdit l’accès pour le reste de la journée à cette salle à tous les participants de la société civile. A 15H, Connie Hedegaard, présidente de la plénière, annonça la création d’un groupe de travail qui donnerait ses résultats en début de semaine prochaine et les négociations reprirent.
Jeudi, la journée commença tôt, très tôt, puisque cette journée fût baptisée “Journée des jeunes et des futures générations”. Les organisations jeunesses ont donc organisé diverses manifestations dès 8h du matin, et notamment ont inondé de orange le Bella Center en demandant à tous les jeunes de porter des T-shirts orange et à tous les participants de porter des écharpes de la même couleur. Une tornade humaine fût organisée en soutien à toutes les victimes des évènements climatiques extrêmes qui s’intensifient à cause du changement climatique, avec pour slogan « nous ne mourrons pas en paix ». Au niveau des négociations, le Brésil, soutenu par la Chine, l’Inde et les pays les moins avancés, proposa l’amendement du protocole de Kyoto pour une nouvelle période. Et la France fit à nouveau parler d’elle grâce à M. Brice Lalonde, l’ambassadeur climat de la France, qui s’est levé. «Je m’oppose à la présidence suédoise sur sa proposition de position sur les forêts car elle décrédibilise l’Union européenne.» pendant une réunion à huis clos des 27. Pour sa position sur les forets européennes, la France a gagné le titre de “rayon de soleil du jour”, bravo la France !
Dans la soirée, une réception de clôture a été organisée par les organisations jeunesses, et notamment YOUNGOs, avec comme invité d’honneur Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de l’UNFCCC, qui a encouragé les jeunes à continuer à lutter pour persuader les négociateurs d’arriver à un accord ambitieux car l’avenir de notre planète et des générations futures est réellement en jeu.
Enfin vendredi, le conseil européen a voté sa position sur le sommet de Copenhague : les 27 pays de l'Union européenne se sont engagés, à l'issue du Conseil européen, à verser 2,43 milliards d'euros sur les dix milliards de dollars (sept milliards d'euros) annuels nécessaires de 2010 à 2012 pour financer la lutte des pays pauvres contre le réchauffement climatique.
Ils sont également prêts à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici 2020 si d'autres pays font des efforts. La France, l'Allemagne et la Grande Bretagne fourniront près de 60% de l'effort européen. Le financement de ce "fast start" -l'enveloppe de départ-est "important pour crédibiliser l'engagement des pays les plus riches vis-à-vis des pays africains dont nous avons besoin pour obtenir un accord ambitieux à Copenhague", a insisté Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse dans la matinée avec Gordon Brown.
Quant à Yvo de Boer, secrétaire exécutif de l’UNFCCC, il a déclaré qu’il fallait sauver le protocole de Kyoto car c’est le seul accord existant pour le moment pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et que cela prendrait trop de temps de se mettre d’accord sur un nouveau protocole : il a fallu huit ans pour se mettre d’accord sur celui de Kyoto ! Il souhaite donc que le protocole de Kyoto soit prolongé après 2012, en attendant mieux.
Mais le premier ministre japonais a alors déclaré que si le pourcentage de réduction des émissions de GES des Etats-Unis et la Chine n’était pas clairement inscrit dans le protocole de Kyoto, alors le Japon ne s’engagerait plus que conditionnellement sur une réduction de 25% de ses émissions par rapport à 1990…alors qu’au même moment, le groupe d’experts du climat de l’UNFCCC annonçaient que de maintenir à +1.5°C l’augmentation de la température, au lieu des +2°C annoncés au début du sommet, serait plus raisonnable.
Demain, samedi 12 décembre 2009, une grande manifestation est organisée dans les rues de Copenhague : entre 50.000 et 100.000 personnes sont attendues pour pousser les 192 délégations siégeant à la conférence de l'ONU sur le climat à signer un accord «juste et engageant» pour l'avenir. Les négociations quant à elles reviennent lundi, avec comme sujet clé celui du fond d’adaptation au changement climatique : viendra-t-il completer l’aide ou développement ou au contraire prendre sa place? Les chefs d’Etats sont attendus à partir de mercredi pour conclure le sommet, et il est fort possible que l’accès aux ONGs, jusque là facilité, soit restreint dès lors. Mais comment fera la sécurité le jeudi 16 décembre, quand les militants tenteront d’entrer de force dans le Bella Center, aidés des millitants accrédités situés à l’intérieur du bâtiment? La suite du sommet s’annonce tendue.
COP15 NEWS en images - jeudi 10 décembre - Journée des Jeunes et Futures Générations à la COP15 - Posted By: Sarah TOUMI
Dès 8h ce matin, les jeunes de YOUNGOs et toutes les associations jeunesse présentes à la COP15 se sont mobilisées pour représenter massivement la voix des jeunes en ce jour des Jeunes et Futures Générations. Distribuant des T-shirts oranges à tous les jeunes délégués de la conférence et des écharpes de la même couleur à tous les autres participants, ils ont provoqué une "marée orange" tout au long de la journée, ponctuée par diverses actions coup de poing.
La jeunesse française a par ailleurs été bien représentée, notamment avec l'intervention de Florent Baarsch, ancien président du REFEDD, qui a présenté le projet d'éducation au développement durable au niveau universitaire qui avait été proposé au ministère français de l'éducation supérieure l'an dernier.
Une réception a été donnée pour clôturer ce jour, avec la présence de Yvo de Boer, qui a encouragé les jeunes à continuer à pousser pour influencer leurs dirigeants et pour les forcer à arriver enfin à des résultats car cela est essentiel.
Concernant les négociations, le Brésil a présenté une proposition : amender le protocole de Kyoto pour une nouvelle période, et la France a été élue meilleure délégation du jour pour son "coup de gueule" contre la Suède, à la présidence de l'UE, pour défendre les forêts européennes.
Mardi 8 décembre : Oubliés les Objectifs du Millénaire pour le Développement ? - Posted By: Sarah TOUMI
En septembre 2000, lors du Sommet du Millénaire, les 189 Etats Membres des Nations Unies adoptaient les huit objectifs du millénaires pour le développement et s’engageaient à éradiquer la pauvreté d’ici à 2015.
Aujourd’hui, les deux tiers du temps sont écoulés et peu de progrès ont été réalisés, en particulier la pauvreté est loin d’être éradiquée ! Des êtres humains continuent à mourir de faim : une personne meurt de faim toutes les 3 secondes dans le monde.
L’annonce faite lors de la COP15 selon laquelle l’aide au développement deviendrait une aide à l’adaptation climatique semble ainsi montrer que les pays industrialisés ont décidé de s’amender de leur dette passée et ne sont absolument pas prêts à donner plus d’argent : la solidarité internationale a donc bien des limites.
Les pays du Sud, bien décidés à obtenir des accords clairs à l’issue des négociations, font pression, notamment depuis la publication du « texte danois » par The Guardian mardi, un texte secret qui circule depuis plusieurs semaines dans les délégations du Nord et désavantagerait les pays du Sud. Le groupe G77 des 133 pays en développement et les ONG ont crié au scandale.
«Les tactiques de négociations en coulisses sous la présidence danoise se sont centrées sur la volonté de complaire aux pays riches et puissants, plutôt que de servir la majorité des Etats qui réclament une solution équitable et ambitieuse», flingue ainsi Kim Carstensen, du WWF. «Ce texte n'est rien. Du vide. On ne signera pas un deal inéquitable qui condamne 80% de la population à la souffrance et à l'injustice», torpille de son côté Stanislaus-Kaw Di-Aping, l'ambassadeur du Soudan aux Nations unies.
Mais Di-Aping a envoyé le son. «Les pays riches sont capables de sortir 1.100 milliards pour sauver le système financier en trois semaines? Ils nous lâchent 10 milliards. Une aumône. Et encore, si on la voit.» Puis: «Combien faut-il de temps à Bill Gates pour trouver 10 milliards? Trois coups de fils.» Ou enfin, un long plaidoyer sur «le manque absolu de leadership des pays riches» qui condamnerait «l'Afrique à une mort certaine». Sans parler d'un réquisitoire au vitriol, et plutôt étayé, contre la Banque mondiale et le FMI. «J'ose croire qu'ils cesseront de faire passer leurs intérêts économiques nationaux avant le salut de l'humanité», conclut le Soudanais.
Les négociations se corsent donc, la tension monte et l’on voit bien désormais deux clans clairement opposés : le Nord contre le Sud, avec chacun des intérêts particuliers et opposés. Mais le Sud n’est pas prêt à se taire cette fois-ci et attend de réelles avancées et surtout que le Nord paye enfin ses dettes. Plus que 9 jours pour arriver à un accord.
COP15 NEWS en images - mercredi 9 décembre - La tension monte à Copenhague ! - Posted By: Sarah TOUMI
C'est la petite île de Tuvalu qui a aujourd'hui créé la surprise à la COP15 en demandant la suspension des négociations tant qu'un groupe de travail ne sera pas créé pour discuter de l'élaboration d'un nouveau protocole à amender par tous les pays à l'issue du sommet de Copenhague. Les ONG ont soutenu cette initiative, réalisant une manifestation en plein Bella Center pour exiger des pays industrialisés qu'ils prennent des décisions claires et ambitieuses.
La tension monte à Copenhague et cela ne fait que commencer...en effet une action est prévue le jeudi 17 décembre, durant laquelle des milliers de personnes vont tenter d'entrer de force dans le Bella Center pour faire entendre leur voix auprès des négociateurs.
Un début plutôt prometteur pour la COP15 : la vidéo aurait elle eu l’effet escompté ? - Posted By: Sarah TOUMI
Alors que la COP15 était attendue avec pessimisme, c’est par une annonce des plus inattendue que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a donné un coup de fouet aux négociations hier. C’est décidé, les Etats Unis reconnaissent que les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont responsables du changement climatique. Une avancée de taille pour ce pays qui avait jusqu’alors toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto.
Les ONG telles que Green Peace y voient un « signal fort », faisant appel à Barack Obama pour engager son pays dans la réduction des émissions de GES.
Désormais, les négociations sont clairement entamées et même si tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l’ère préindustrielle, on est encore loin d’un accord ambitieux de 40% de réduction par rapport à l’année de référence de 1990 puis de 80% en 2050. L’Europe en bonne élève prévoit une réduction de 20 à 40% d’ici à 2020 puis de 80 à 95% de ses émissions de GES, en cas d’un accord ambitieux. Mais tout le monde ne joue pas les aussi bons élèves : les Etats-Unis se tournent actuellement vers 17% de réduction par rapport à 2005, ce qui équivaut à 4% par rapport à 1990 mais reste un grand pas quand on sait qu’ils avaient jusqu’à présent toujours refusé une telle action. De plus, cela a motivé la Chine qui, à la suite de l’annonce américaine, a revu à la hausse son objectif de réduction d’émission de GES, annonçant 40 à 45% par rapport à 2005.
Mais aujourd’hui, les négociations portaient surtout sur l’aide au développement des pays du Sud. Le Bangladesh a réclamé 15% du budget si un fond pour le climat était créé. En effet, si le niveau de la mer s’élève d’un mètre, ce sont 20 millions de Bangladeshis qui vont devoir migrer et si le glacier de l’Himalaya fond à cause du réchauffement climatique, cela sera encore pire. Selon M. Hasan Malmud, le ministre de l’environnement et de la foret, cette réclamation s’explique par le fait que la population totale vivant sur les côtes au Bangladesh est plus nombreuse que la population de toutes les îles réunies et ce pays est le plus menacé par le changement climatique.
Les ONG présentent au sein du Bella Center appellent les pays industrialisés à payer la facture : selon elles, 150 milliards de dollars seraient nécessaires. Sara, jeune membre de « Climate Justice » animait ce matin une ronde dans le Bella Center, se baladant avec ses amis avec un énorme chèque pour rappeler la dette des pays industrialisés vis à vis des pays les plus pauvres, compte tenu du fait qu’ils sont les principaux responsables de l’accélération du réchauffement climatique. Quant à Xian, une jeune activiste chinoise de « Oxfam Internationale », elle arborait une bouée, expliquant à tous que le monde sera bientôt une piscine géante et que nous aurons tous besoin d’une bouée pour survivre.
Bernard Kouchner présentait hier à New York à Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies, une proposition française de récolte de fonds de contribution de solidarité internationale équivalente à 0.005% de taxe sur les transactions financières. Mais le hic se trouve dans l’utilisation du fond : combattre le changement climatique mais également promouvoir l’éducation et la santé. Les pays du Sud auraient donc à choisir entre vivre ou survivre ? Le ministère des affaires étrangères et européennes a également déclaré vouloir la création d’une organisation mondiale de l’environnement mandatée pour contrôler la réalisation des engagements pris à Copenhague.
Comme l’expliquait M. Denis Vasseur, membre du secrétariat du Fond Français pour l’Environnement Mondial sur le stand de la France, la position de la France au niveau internationale est celle de l’Union Européenne puisqu’elle rentre dans le cadre de la PESC : Politique Extérieure et de Sécurité Commune. Cependant, la France, avec son Grenelle de l’Environnement ambitieux, souhaite agir au niveau international et avec les pays méditerranéens, africains et sud-américains pour aider au développement et à l’adaptation climatique, et être un acteur essentiel dans les négociations au sein du débat européen. Pour le moment, en accord avec le Royaume-Uni, elle soutient une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre. Gordon Brown, premier ministre anglais a en effet affirmé qu’il souhaitait une réduction de 30% d’ici 2020 des émissions de GES pour tous les pays européens, mais les deux grands se heurtent à la Pologne et aux pays de l’Est plutôt frileux pour le moment. L’accord entre les 27 est donc pour le moment plutôt axé sur 20% de réductions. Par ailleurs, l’intervention de Jean Louis Borloo pour défendre son « Plan Justice Climat » alors que l’Europe est censée parler d’une seule voix et donc être représentée par la Suède n’a pas forcément été appréciée par tout le monde.
Demain, les négociations continuent, l’action des ONG au sein et à l’extérieur du Bella Center s’intensifiant pour faire encore plus pression sur les décideurs et arriver à des accords réellement ambitieux pour « sauver la planète et notre futur ».
Cérémonie d'ouverture de la COP15 : du "movere" en veux-tu, en voilà ! Les latins avaient tout compris "docere, movere, delectare"...that is the key...or not? - Posted By: Sarah TOUMI
Retransmise en directe dans tout le Bella Center et dans une salle de conférence secondaire, la cérémonie d’ouverture a eu lieu ce matin dans la salle Tycho Brahe, dont l’accès était extrêmement restreint pour les ONG.
Faisant abstraction de la déception de devoir vivre cela « en direct à la TV », les participants ont suivi avec attention cette cérémonie qui ouvre ces deux semaines de négociations.
Et l’ouverture fût « punchy » puisque pour introduire le sujet, une vidéo assez émouvante a été diffusée, représentant le cauchemar qui attend les enfants dans leur futur d’adulte si nous ne faisons rien maintenant et l’engagement de ces derniers pour lutter contre les effets du changement climatique. Si l’on n’agit pas maintenant, c’est eux qui subiront les conséquences de nos actes. « Nous pouvons changer le monde. Maintenant. ». C’est à l’issue de ces deux semaines que nous verrons si les décideurs en décideront ainsi…ou pas.
Cela me rappelle certains professeurs d’écoles primaires en France qui ont jugé le programme « Tread Lightly », une initiative d’éducation à l’environnement qui offrait des outils pour comprendre et réduire l’empreinte écologique des écoliers et élèves, trop « politique », parce que les jeunes participaient à un débat soit disant bien plus haut qu’eux…et m’expliquant également qu’il était inconcevable de heurter les parents par des idées aussi loufoques que « laver le linge à basse température » ou « manger moins de plats cuisinés ». Peut-être que cette vidéo aurait fait changer d’avis ces professeurs, éducateurs censés inculqués des valeurs comme la citoyenneté et le respect à leurs élèves ? En tout cas, elle n’a pas manqué d’inspirer les invités d’honneur de la cérémonie d’ouverture.
Anders Fogh Rasmussen, premier ministre danois, a exposé l’attachement de son gouvernement à obtenir des accords juridiquement contraignants sur le climat à l’issue de la COP15, englobant le plus de pays possibles, afin de réduire les gaz à effet de serre. Il a indiqué la position clair de son pays le Danemark pour la réduction massive des gaz à effet de serre et l’investissement dans des technologies vertes.
Ritt Bjerregaard, maire de Copenhague a quant à elle assurer les efforts de Copenhague pour réduire ses émissions de GES et devenir une ville propre, nous invitant presque à aller faire un plongeons sur l’une des plages de la ville, tellement l’eau y est propre…et fraiche !
Dr Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC et prix Nobel de la paix en 2007, a présenté les enjeux cruciaux et a rappelé que nous ne pouvons plus tolérer tout débat sur la nécessité d’agir étant donné que le GIEC a confirmé la réalité sans équivoque du changement climatique, au-delà de tout doute scientifique.
Enfin Ivo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a appelé les négociateurs à aboutir à des accords justes.
Maintenant, les négociations peuvent commencer(reprendre)…
COP15 : le compte à rebours est lancé, un avenir meilleur à la clé? - Posted By: Sarah TOUMI
C’est aujourd’hui, lundi 7 décembre 2009 que débute la COP15 (15eme Conférence des Parties), Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, à Copenhague, Danemark.
Jusqu’au 18 décembre, spécialistes, ONG et dirigeants vont débattre, le but étant d’arriver à des accords équitables et ambitieux afin de prendre des mesures pour ralentir le réchauffement climatique et éviter le pire: le point de non retour qui selon les spécialistes sera atteint si nous ne limitons pas à +2°C l’augmentation de la température d’ici 2100 par rapport à la température de 1850, entrainant la fin de notre monde, tout du moins de notre civilisation. Et cette fois-ci, rien à voir avec le calendrier Maya qui prédit la fin du monde en 2012, les faits scientifiques sont là.
Le compte à rebours est donc lancé, l’espoir est là mais les dirigeants décideront seuls, et il n’est pas certain qu’en ces temps de crise économique, ils soient forcément enclin à sortir les portes monnaies.
Les enjeux de la COP15 sont nombreux. Le plus important étant bien entendu la réduction des gaz à effet de serre et la limitation de l’augmentation de la température à +2°C d’ici 2100 afin d’éviter le pire. Mais les enjeux sociaux et économiques sont cruciaux, Il est demandé de “l’équité” entre les pays car les pays industrialisés sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES) mais ce sont les pays les plus pauvres qui subissent et subiront les plus lourdes conséquences climatiques : ras de marée, typhons, désertification…La solidarité internationale est donc au cœur du débat pour aider ces pays à réduire leurs GES mais également à s’adapter aux impacts à venir. Des centaines de milliards d’euros sont jugés nécessaires par an d’ici à 2020 et c’est aujourd’hui que doit se décider “qui va payer la facture?”
De nombreux jeunes ont répondu présent à l’appel des Nations Unies pour encourager les ONG à participer au débat. Nombre d’entre eux étaient déjà présent à Poznan pour la COP14 l’an dernier, et même à Bonn, Bangkok et Barcelone ces derniers mois, pour suivre les négociations préparatoires à la COP15. Ici à Copenhague, on peut rencontrer des jeunes du monde entier, engagés ou jeunes journalistes, tous passionnés. 400 d’entre eux ont participé à la Conférence des Jeunes, en amont de la COP15, pour élaborer un plan d’action de jeunes durant la conférence afin de faire entendre notre voix, nous qui subiront le plus les effets du changement climatique à venir, et qui commençant déjà à les remarquer.
Le compte à rebours est désormais lancé : un avenir meilleur à la clé? Ce sont les décideurs qui feront leur choix, à l’issue de ces 15 jours de négociations. Pour le moment, rien n’est certain car de gros émetteurs de GES comme les Etats-Unis ne sont pas prêts à réduire de manière conséquente leurs émissions et les pays du Sud souhaitent arriver à des accords clairs à l’issue de la conférence, sans quoi ils pourraient ne pas adhérer aux décisions prises.
As I write this, the opening plenary of COP15 is just beginning. The start of official proceedings have only just started, yet the energy is pulsing through the city and the people here. I’ve just finished up two days of COY – the conference of youth, where hundreds of youth climate activists connected with each other, set up affinity groups and trained in preparation of the Conference. It was an inspiring experience to surround oneself with such amazing young leaders from all around the planet, and it provided an excellent primer for what is to come in the next two weeks.
The conference of youth was an energetic mix of informative workshops, skills training, open space, informal socializing and exhilarating keynotes. Especially inspiring was the closing talk by Kumi Naido the new director of Greenpeace International. He drew a bold connection between environmentalism and human rights, spoke from his personal experiences of organizing against apartheid in South Africa and told us to act boldly: unprecedented times call for unprecedented action and the young people of the world are already leading this climate movement.
Yesterday, I picked up my registration badge and explored the Bella Center, I was impressed with the venue, however when I tried to exit, the man at the info booth informed me that there was a suspicious package which had temporarily closed down the entrance. It turned out to be a forgotten suitcase filled with clothes, but it providided a great deal of attention for the day before the conference even began.
Today is the plenary, youth Flashdance and some other workshops. Many people are still just arriving in the city, which is a beautiful mix of old and new. Segregated bike infrastructure makes me very happy, as does the super modern and efficient transit system. These two features are at the heart of a sustainable city, I hope world leaders are taking note.
Apply to the Knowledge Sharing Innovation Fund for Climate Change in Africa - Posted By: Binetou
Hello All,
Please find below an invitation to submit proposals to the AfricaAdapt knowledge sharing innovation fund. We hope to received expressions of interest from African youth who would like to engage local communities in knowledge sharing about climate change.
Are you interested in climate change adaptation in Africa? If so, an exciting new network called AfricaAdapt has just been launched and we invite you to join by registering on our website – www.africa-adapt.net. AfricaAdapt helps you to:
• share information about yourself, your organisation, and easily create your own project website for free
• learn about what others are doing in your region,
• exchange perspectives with people interested in the same topics as you, and
• access news and information on adaptation in Africa.
Apply to the Knowledge Sharing Innovation Fund :
AfricaAdapt aims to help researchers, policymakers, practitioners and communities share knowledge about adaptation both through our website and through face-to-face meetings. To help achieve this, we offer innovation grants to African-based initiatives that seek to address the barriers to knowledge sharing faced by marginalised or “hard to reach” communities affected by climate change. The AfricaAdapt Knowledge Sharing Innovation Fund is accepting expressions of interest (deadline August 1st 2009) for grants of up to US$10,000. Full details are available on the AfricaAdapt website at: http://www.africa-adapt.net/AA/NetworkNews.aspx. Community media initiatives are encouraged to submit proposals.
About the network :
AfricaAdapt is an independent bilingual network (French/English) focused exclusively on Africa. The Network’s aim is to facilitate the flow of climate change adaptation knowledge for sustainable livelihoods between researchers, policy makers, civil society organisations and communities, who are vulnerable to climate variability and change across Africa.
AfricaAdapt is collaboratively hosted by:
• Environment and Development in the Third World (ENDA-TM, Senegal);
• the Forum for Agricultural Research in Africa (FARA, Ghana);
• IGAD Climate Prediction and Applications Centre (ICPAC, Kenya); and
• Institute of Development Studies (IDS, UK).
The network is funded through the UK Department for International Development (DFID) and the International Development Research Centre (IDRC) Climate Change Adaptation in Africa programme. You can see on the website a video presenting the network : http://www.africa-adapt.net/AA/AboutUs.aspx
Registering with the network is easy :
Registering and creating project pages is easy on www.africa-adapt.net
Should you need any help or have any comments, please send an e-mail to info@africa-adapt.net and an AfricaAdapt Knowledge Sharing Officer will respond quickly.
Thank you and we look forward to hearing from you soon!
Binetou.
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Binetou Diagne
Knowledge Sharing Officer
ENDA Tiers-Monde
54, rue Carnot BP 3370 Dakar, Sénégal
Port. : + 77 274 22 98 - Tel : + 33 822 24 96 - Fax : + 33 821 75 95
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